quelques œuvres
de
SEIZO OKUNAKA
présentées
par
Exsilio-

        Après avoir fini ses études en technologie, deux ans de travail comme ingénieur, puis ses études en Beaux Arts, toujours à Tokyo, Seizo Okunaka, d’origine d’Ehimé, s’est décidé de quitter le Japon définitivement. En 1972 il s’est installé ici à Paris, dans le quartier de Montmartre. Depuis lors, il travaille lentement, mais sûrement sur ses tableaux étrangement surréalistes & abstraits. D’après lui la recherche d’une sorte de synthèse entre ces deux écoles ne caractérise pas seulement l’œuvre de Paul Klee, mais aussi la sienne.
        Depuis 1988 il se présente ainsi:

おくなか式料理法
1988年より
たとえば、大きな鉄鍋が一つあるとすると、まず、その中にユーモアをポンと放り込み、媚態、官能なども無造作に投げ入れ、宿命の日本人魂もサラッと滑り込ませる。 あとは、味付け用の遊びの心持ちと、フランス文化調味料を少々入れて、粗方おしまい。

これを、丁寧にじっくりと混ぜ合わせて、さて、火を入れる段取り。
トロ火で、トロトロ、トロトロ煮込むと云うのが何よりも肝心。
あくまでも、ゆっくりと、遊ばせながら、トロトロ、トロトロ
….

   味は保障の限りではないけれど、
         まずは、味見を!!!!!
奥中清三        

& il le traduit ainsi:


RECETTE OKUNAKA

Par exemple: prenez une casserole,
je mets dedans diverses choses:

un peu de sens de l'humour, de la coquetterie,
beaucoup d'âme japonais (évidemment),
un soupçon de sensualité, une pincée
d'amusement et enfin de la culture française.

En suite, que dois-je faire?

Je mélange soigneusement le tout.
Après, je fais bouillir doucement
très doucement et mijoter longtemps……..
très longtemps…….
mais passionnément.

Et voilà,
maintenant à vous de goûter et bon appétit !!!!!


        Ensuite il m’a indiqué cet extrait du livre La Légende des Vieilles Femmes Jetées n’existait pas du professeur Furuta Takehiko (p.136-137): 中の挿絵に出ている「壹」の字の喋々は、フランス・パリ在住の画家、奥中清三さんの画の一部分です。(全体の構図は、裏表紙。原画はカラー)。
  奥中さんは愛媛県御出身ですが、長年パリで絵を描きつづけておられます。昨年(平成13年)の秋、東京銀座で個展を開かれましたが、その一室は「壹の部屋」だったそうです。わたしはそのあと、アトリエで拝見しましたが、「邪馬壹国」の「壹」の字をいわばデザイン化して、これを重要な、芸術上のモチーフとして、数多くの画を描いておられるのです。
  わたしも、この「壹」人間が、洞穴から出て、ひとり空谷を歩む、そういう絵をいただきました。自分の拙い、孤独な探究が、ヨーロッパの大地の一画で、このような形で歩みはじめていると思うと、深い感動をおぼえました。
  奥中さんは、わたしの本のこと、読者の会の会誌のことをはしからはしまで、よく御存知で驚かされました。
    「なに、あちらでは、日本語の本がないからですよ」
  無造作な一言に、わたしは真の知己の存在を感じざるをえませんでした。今回も、こころよく、絵画の一部使用など、「御自由に」と信書でお認めいただいた上、新たな自筆のデッサンまでお送りいただきました。

        Ma femme a adapté ce texte en langue française, donc je lui dois un remerciement spécial: ‘Les illustrations du kanji ichi dans ce livre sont une reprise d’un aspect des peintures de M. Okunaka Seizo. Vous pouvez voir l’ensemble original de ces images en couleurs sur la page de garde. M. Okunaka est originaire de la préfecture Ehimé & depuis longtemps il peint à Paris.
        L’automne dernier, en 2001, il a exposé à Ginza, Tokyo. Une des salles était consacrée à Ichi. Après cette exposition, j’ai eu l’honneur de regarder ses tableaux dans son atelier. M. Okunaka utilise ce kanji Ichi de Ya Ma Ichi Koku, disont stylisé, comme un motif très important de ses œuvres.
        Il m’a offert un tableau de Ichi: un homme sort d’une grotte & marche tout seul entre le ciel & une vallée. J’ai eu une grande émotion en pensant que ma recherche solitaire & maladroite  commence à la marche dans un petit coin de grande terre en Europe.
        & j’étais très étonné que M. Onukana connaissait bien de bout en bout mes livres & revues du club de lecteurs. Seizo: ‘Oui, là-bas, il n’y a pas beaucoup de livres en japonais.’ De ces mots francs je ne pouvait pas m’empêcher de ressentir l’existence d’une vraie amitié.
        Cette fois-ci encore, il a agréablement accepté l’utilisation d’une partie d’un de ses tableaux en m’écrivant: ‘comme cela vous arrange’. & aussi il a inserré un nouveau dessin.’


        Puis, finalement, une explication courte de l’idée de Ichi, id est le chiffre 1 en japonais, par Seizo lui-même. La calligraphie est d’un de ses amis.


Ce qui donne en traduction ceci:


Le mot ichi

        J’ai fait entrer dans les tableaux le mot ichi que l’historien Furuta Takehiko a fait renaître parfaitement à partir du livre classique Sam Goku Shi [c’est l’histoire de trois pays en Chine].
        Habitant longtemps dans un pays étranger, j’ai eu une grande envie de mieux connaître le Japon.
        Pour cela, j’ai lu des livres divers, mais je n’ai pas encore pu trouver un livre convainquant sur l’histoire du Japon.
        Mais, quand on attend on peut avoir du beau temps pour la navigation: il y a dix ans j’ai trouvé, par hasard, chez un bouquiniste qui se trouve dans une petite île de la mer Seto: Ya Ma Tai Koku n’a pas existé.
        Ce livre était sensationnel & j’ai compris que c’était cela: les écailles m’étaient tombées des yeux. Je présente ici une vingtaine de tableaux qui sont évoqués par ce choc.


        Les tableaux présentés sont à vendre. Veuillez contacter Polumnia.

Exsilio-, Paris, le 9 juillet 2005.


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